Paris,
La nouvelle de la paix a été annoncée avec solennité aux habitans de Paris le . Un grand cortége, à la tête duquel était M. le baron de Chabrol, préfet du département de la Seine, s’est rendu sur les places principales de la capitale, et le héraut, représentant le roi d’armes de France, a proclamé l’annonce suivante :
« Habitans de Paris! La paix vient d’être conclue entre la France, l’Autriche, Ia Russie, l’Angleterre et la Prusse. Le traité qui la cimente a été signé le 3o mai. Une paix honorable qui assure d’une manière stable le repos de l’Europe et le vôtre, ne pouvait vous être donnée que par vos Rois. Laissez éclater votre allégresse à la nouvelle de ce bienfait qui réalise déjà une partie du bonheur qui nous attend sous le Gouvernement paternel du prince que la Providence nous a rendu.
Vive le Roi! vivent lesBourbons !
Par-tout la foule s’est pressée à la bsuite du cortége; les témoignages de l’allégresse publique n’ont jamais été plus universels, et les cris devive le Roi! vivent les Bourbons !qui n’ont cesse de se faire entendre, ont prouvé que la joie des Parisiens pour un événement aussi heureux, ne pouvait être égalée que par leur amour pour leur souverain. »
Au Traité de paix1 sont joints des articles additionnels concernant les trois autres puissances.
Le duché de Varsovie étant sous l’administration d’un conseil provisoire établi par la Russie, depuis que ce pays à été occupé par ses armes, les deux hautes pardies contractanſés zont convenues de nommer immediatement une commission spéciale composée de part et d’autre, d’un nombre égal de commissaires qui seront chargés de l’examen, de la liquidation et de tous les arrangemens relatifs aux prétentions réciproques. Le présent article additionnel aura la même force et valeur que s’il était inséré mot à mot au Traité parent de ce jour, etc.
- ART. Ier. S. M. Très chrétienne, partageant sans réserve tous les sentimens de S. M. Britannique relativement à un genre de commerce que repoussent et les principes de la justice naturelle et les lumières des temps où nous vivons, s’engage à unir, au futur congrès, tous ses efforts à ceux de S. M. Britannique, pour faire prononcer par toutes les puissances de la chrétienneté, l’abolition de la traite des noirs, de telle sorte que ladite traite cesse universellement, comme elle cessera définitivement et dans tous les cas, de la part de la France, dans un délai de cinq années, et qu’en outre, pendant la durée de ce délai, aucun trafiquant d’esclaves n’en puisse importer, ni vendre ailleurs que dans les colonies de l’Etat dont il est sujet.
-
II. Le
Gouvernement britannique et leGouvernement français nommeront incessamment des commissaires pour liquider leur dépenses respectives pour l’entretien desprisonniers de guerre , afin de s’arranger sur la manière d’acquitter l’excédent qui se trouverait en fa- veur de l’une ou de l’autre des deux puissances. -
III. Les
prisonniers de guerre respectifs seront tenus d’acquitter, avant leur départ du lieu de leur détention, les dettes particulières qu’ils pourraient y avoir contractées, ou de donner au moins caution satisfaisante. - IV. Il sera accordé de part et d’autre, aussitôt après la ratification du présent Traité de paix, mainlevée du séquestre qui aurait été mis depuis , sur les fonds, revenus, créances et autres effets quelconques des hautes parties contractantes ou de leurs sujets
Paris,
Der Friede wurde am 31. May den Bewohnern von Paris feyerlichſt verkündigt. Ein großer Zug, an deſſen Spitze ſich der Hr. Baron von Chabrol, Präfect des Seine⸗Departements befand, begab ſich auf die vorzuͤglichſten Plätze der Hauptſtadt und der Herold, welcher den Wapenkoͤnig von Frankreich vorſtellte, proclamirte folgende Verkuͤndigung:
„Bewohner von Paris! Eben iſt der Friede zwiſchen Frankreich, Deſtreich, Rußland, England und Preußen geſchloſſen worden. Der Vertrag, der ihn befeſtigt, wurde am 30. May unterzeichnet. Ein ehrenvoller Friede, der auf eine dauerhafte Weiſe die Ruhe Europens und die eurige ſichert, konnte euch nur von euern Koͤnigen gegeben werden. Laſſet eure Fröhlichkeit bey der Nachricht dieſer Wohlthat laut werden; ſie ſetzt bereits einen Theil des Glücks in Wirklichkeit, das uns unter der väterlichen Regierung des Fuͤrſten erwartet, den uns die Vorſehung wiedergegeben hat.
Zeil dem Koͤnige! Zeil den Bourbenen!
Ueberall drängte ſich eine zahlloſe Volksmenge zu dem, Zuge; nie waren die Aeußerungen der oͤffentlichen Freude allgemeiner geweſen, und der Ruf es lebe der Koͤnig, es leben die Bourbonen! der unaufhörlich erſchallte, bewies, daß die Freude der Pariſer über ein ſo glückliches Ereigniß nur durch ihre Liebe zu ihrem Monarchen aufs gewogen werden konnte.
Dem Friedens⸗Tractat ſind Zuſatz⸗Artikel, die drey uͤbrigen Maͤchte betreffend, beygefuͤgt. Zuſatz⸗Artikel zum Tractat mit Rußland. dies contractanſés zont convenues de nommer imtne Da das Herzogthum Warſchau unter der Verwaltung eines proviſoriſchen Conſeils ſteht, das Rußland niedergeſetzt hat, ſeitdem dieſes Land von ſeinen Kriegsvoͤlkern beſetzt war, ſo kamen die beiden hohen contrahirenden Maͤchte uͤberein, unmittelbar eine Special⸗ Commiſſion zu ernennen, die beiderſeitig aus einer gleichen Zahl Commiſſarien beſtuͤnde, und mit allem, was die Unterſuchung, die Liquidation, und jede Berichtigung in Bezug auf die wechſelſeitigen Anſpruͤche betrifft, beauftragt waͤre. Der gegenwaͤrtige Zuſatz⸗Artikel ſoll dieſelbe Kraft und denſelben Werth haben, als ob er Wort fuͤr Wort in dem offenen Tractat von dieſem Tage eingeruͤckt ſtaͤnde ꝛc. Zuſatz⸗Artikel zum Tractat mit Großbrittannien. Art. I. Da Se. allerchriſtl. Maj. ohne Vorbehalt alle Geſinnungen Sr. brittiſchen Maj. in Bezug auf eine Art Handel theilen, welcher ſowohl gegen die Grundſaͤtze der natuͤrlichen Gerechtigkeit als gegen die Aufklaͤrung der Zeiten in denen wir leben, anſtoͤßt, ſo verpflichten ſich Hoͤchſtdieſelbe, bey dem kuͤnftigen Congreſſe alle Ihre Anſtrengungen mit denen Sr. britt. Maj. zu vereinigen, um alle Mächte der Chriſtenheit zu vermögen, den Negerhandel abzuſchaffen, damit der beſagte Händel allgemein aufhoͤre, ſo wie er definitiv und in allen Faͤllen von Seiten Frankreichs in einer Zeitfriſt von 5 Jahren aufhoͤren wird, und damit überdies wäͤhrend der Dauer die ſer Friſt keiSklavenhaͤndler, Sklaven anderswo einführen und verkaufen dürfe, als in den Colonien des Staats, zu dem er gehoͤrt. II. Die englische und französische Regierung werden unverzuͤglich Commiſſarien ernennen, um ihre wechſelſeitigen Ausgaben für den Unterhalt der KriegsGefangenen zu liquidiren, und übereinzukommen, wie ſie den Ueberſchuß zu Gunſten der einen oder andern Macht, berichtigen wollen. III. Die wechſelſeitigen Kriegs⸗Gefangenen ſind gehalten, vor ihrer Abreiſe aus dem Orte ihrer Gefangenſchaft, die Privat⸗Schulden, die ſie koͤnnten gemacht haben, zu berichtigen, oder wenigſtens eine hinreichende Buͤrgſchaft dafuͤr zu geben. IV. Es ſoll ſogleich nach der Ratification des gegenwaͤrtigen Friedens⸗Tractats der Sequeſter aufgehoben werden, welcher ſeit dem Jahr 1792 koͤnnte auf die Güter, Einkünfte, Schuldfordirungen