Paris;
Suite de la séance royale au .Après un discours M. le chancelier a remis à M. Fer rand, ministre d'Etat, la déclaration du Roi concernant la charte constitutionnelle. LOUIS, etc. A tous ceux qui ces présentes verront, salut:
La divine Providence, en nous rappelant dans nos Etats, après une longue absence, nous a imposé de grandes obligations. La paix était le premier besoin de nos sujets; nous nous en sommes occupés sans re lâche, et cette paix, si nécessaire à la France, comme au reste de l'Europe, est signée. Une charte constitu tiolonnelle était sollicitée par l'état actuel du royaume; nous l'avons promise et nous la publions. Nous avons consideré que, bien que l'autorité toute entière résidât en France dans la personne du Roi, nos prédécesseurs n'avaient point hésité à en modifier l'exercice suivant la différence des temps; que c'est ainsi que les com munes ont dû leur affranchissement à Louis-le-Gros, la confirmation et l'extension de leurs droits à S. Louis et à Philippe le-Bel; que l'ordre judiciaire a été établi et développé par les lois de Louis XI, d'Henri II et de Charles IX; Enfin que Louis XIV a réglé presque toutes les parties de l'administration publique par différentes ordonnances dont rien encore n'avait surpassé la sa gesse. Nous avons dû, à l'exemple des rois nos pré décesseurs, apprécier les effets du progrès toujours croissant des lumières, les rapports nouveaux que ces progrès ont introduits dans la société, la direction im primée aux esprits depuis un demi siècle, et les graves altérations qui en sont résultées. Nous avons reconnu que le vœu de nos sujets pour une charte constitu tionnelle, était l'expression d'un besoin réel; mais en cédant à ce voeu, nous avons pris toutes les précau tions pour que cette charte fût digne de nous et du peuple auquel nous sommes fiers de commander. Des hommes sages pris dans les premiers corps de l'Etat, se sont réunis à des commissaires de notre conseil, pour travailler cet important ouvrage.
En même temps que nous reconnaissions qu'une constitution libre et monarchique devait remplir l'at tente de l'Europe éclairée, nous avous dû nous sou venir aussi que notre premier devoir envers nos peuples était de conserver, pour leur propre intéret, les droits et les prérogatives de notre couronne. Nous avons espéré qu'instruits par l'expérience, ils seraient con vaincus que l'autorité suprême peut seule donner aux institutions qu'elle établit, la force, la permanence et la majesté dont elle est elle-même revêtue; qu'ainsi, lorsque la sagesse des rois s'accorde librement avec le voeu des peuples, une charte constitutionnelle peut être de longue durée; mais que quand la violence ar rache des concessions à la faiblesse du Gouvernement, la liberté publique n'est pas moins en danger que le trône même. Nous avons enfin cherché les principes de la charte constitutionnelle dans le caractère français et dans les monumens vénérables de siècles passés. Ainsi nous avon vu dans le renouvellement de la
Paris,
Sortſetzung der königl. Sitzung vom 4. JuniusNach einer Rede des Kanzlerg las der Staats⸗Miniſter Hr. Ferrand folgende tonigliche Declaration, die Confti tutions-Urkunde betreffend.
Ludwig 2c. When benen, welche Gegenwärtliges ſehen werden, meinen Sruf
Die göttliche Borſebung hat Uns, da nie, nach einer langen Abweſenheit, Uns in unſere Staaten zuruckrief, große Verbindlichkeiten aufgelegt. Der Friede war das erſte Bedürfniß Unſerer Unterthanen. Unabläßig beſchäf tigten Wir Uns damit, und dieſer, Frankreich eben ſo, wie dem übrigen Europa, nothwendige Feiede iſt unter zeichnet. Eine Conſtitutions⸗Uckunde war von dem gegen Pärtigen Zuſtande des Königreichs angelegentlich gefor dert; Wir haben ſie verſprochen und Wir machen ſie' be kannt. Wir haben in Betrachtung gezogen, daß obgleich in Frankreich die ganze Gewalt in der Perſon des Könige vereinigt iſt, unſeke Vorgänger keinen Anſtand genommen haben, die Ausübung derſelben nach dem Bedürfulß der Zeiten zu modificiren; daß auf ſolche Art die Gemeinden Ludwig dem Dicken ihre Befreyung, die Beſtätigung und Ausdehnung ihrer Rechte Ludwig dem Heiligen und Philipy dem Schönen-derdanften, dass die Ausübung der richter lichen Gewalt von Ludwig IX, Heinr. II und Cari IX eingerichtet und er wickelt worden, endlich daß Ludwig XIV faſt allen Toeilen der öffentlichen Verwaltung durch ver ſchiedene Verordnungen eine neue Geſtalt gegeben hat, deren Weisheit noch von nichts übertroſfen worden war. Nach dem Beyſpiele der Koönige, Unſerer Vorfahren, ſoll ten Wir die Wirtungen der immer fortſchreitenden Auf tiärung, die neuen Verhältniſſe, weiche dieſe Fortſchritte in die Geſellſchaft gebracht haben, die dem Geiſte ſeit einem halben Jahrhunderte eingedruckte Richtung und die dar aus entſtehenden wichtigen Verſchlimmerungen würdigen. Wir baben eingeſehen, daß dir Wunſch Unſerer Unter thanen nach einer Conſtitutions⸗Urkunde der Ausdtuck eines wahren Bedürfniſſes war; indem Wir aber dieſem Wunſche nachgaben, nahmen Wir alle Vorſichts⸗Maaß regeln, damit dieſe Urkunde Unſerer und des Volks, dem Wir, zu befehlen ſtolz ſind, würdig wäre. Weiſe Männer aus den erſten Staatscorps haben ſich mit Commiſſarien Unſets Conſells vereinigt, um an dieſem wichtigen Wecke Mzu arbeiten.
Zu gleicher Zeit, als Wir einſahen, daß eine ſreye und monafchiſche Conſtitution die Erwartung des aufgeklär ten Europa erfüllen ſollte, mußten Wir Uns auch erin nern, daß Unſere erſie Pflicht gegen Unſere Volker darin beſtund, zu ihrem eigenen Intereſſe, die Rechte und Vor rechte Unſerer Krone zu erhalten. Wir hofften, daß ihre eigene Erfahrung ſie überzeugt hätte, daß die oberſte Gewalt allein den Inſtltutionen, die ſie gründet, Kraft, Dauer und diejenige Majeſtat ben könne, womit ſie ſelbſt bekleldet iſt; daß alſo, wenn die Weisheit der Könige freywillig mit dem Wunſche dir Volker übereinſtimmt. eure Conſtitutions⸗Urkande von langer Dauer ſeyn kann;n daß aber, wenn Sewaltthätigkeit der Schwäche der Re gierung Abtretungen entreißt. Die öffentliche Freyhelt nicht weniger als der Theon ſelbſt in Gefahr iſt. Endlich haben Wir die Grundſätze der Conſtitutions⸗Urkunde in dem franzöſiſchen Character und in den ehrwürdigen Dent mälern verftoffener Jabrbrunderte auſgeſucht. Alſo ſaben